Une après-midi à Kamakura (Japon)

Kamakura n’est pas un quartier de Tokyo mais une petite ville côtière très prisée de la préfecture de Nikagawa, à environ 50 mn au sud de la capitale en train rapide (Yokosuki line depuis Tokyo Station, gratuit avec le JR Pass).

Quand on a envie de voir la mer (un peu comme les parisiens vont à Deauville), on peut donc s’évader quelques heures de la mégapole tokyoïte pour se ressourcer dans l’atmosphère rafraîchissante de cette ancienne capitale des shoguns.

Là aussi évidemment, il y a beaucoup à voir et à savoir… le temps passé à Kamakura était bien trop court mais néanmoins inoubliable.

 

1- Komatchi dori

 

En face de la sortie de la gare, on aperçoit l’entrée de la célèbre rue Komachi-dori (ou Komachi street) dont l’entrée est reconnaissable par son grand torii. Evidemment, c’est bondé (mais moins qu’en été)  et on la traverse généralement pour se rendre au Tsurugaoka Hachimangu, sanctuaire le plus proche de la gare de Kamakura. On peut aussi éviter cette rue très touristique et sa foule en passant par une avenue parallèle (ce qu’on a fait au retour).

 

Dans cette rue, il y a essentiellement des boutiques de souvenirs (surtout à l’effigie du Big Bouddha de Kamakura), des cafés, des restaurants, des glaciers. Il y avait même une boucherie qui vendait des salaisons et une petite librairie avec des étagères remplies de livres jusqu’au plafond.

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Biscuits à l’effigie du Big Buddha de Kamakura

 

L’une des spécialités de Kamakura c’est le shirasu, des petits alevins consommés frits, cuits à la vapeur, séchés ou crus.

On achètera du shirasu séché agrémenté d’amandes et d’algues vendu chez Mame Mame, dans une jolie boutique où l’on pouvait goûter à peu près à tous les produits (avoir la possibilité de goûter aux produits avant d’acheter, c’est quelque chose qu’on a beaucoup apprécié au Japon).

 

On s’arrêtera ensuite dans l’une des boutiques de Sugi Yohoen, une chaîne de boutiques japonaise qui vend du délicieux miel. Sugi Yohoen propose plusieurs gammes de produits étonnants à base de miel, comme des pickles de gingembre au miel. On a vu 4 boutiques dans Kamakura, dont 3 dans Kamachi dori.

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Rafraîchis par un jus de fruits au miel et yuzu, on poursuit notre route et on arrive au Tsurugaoka Hachimangu .

 

2- Le temple de Tsurugaoka Hachimangu

 

La ville compte de nombreux temples et sanctuaires, et le sanctuaire de Tsurugaoka Hachimangu est le plus proche de la gare de Kamakura. C’est donc vers ce sanctuaire que nous nous sommes dirigés en premier lieu après avoir traversé Kamachi dori.

C’est le temple shinto le plus important de Kamakura. A l’époque médiévale, il symbolisait le centre religieux et politique de Kamakura. Il est entouré d’un grand parc et de 2 grands étangs .

 

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Ici aussi, nous croisons des classes d’enfants en sortie scolaire, regroupés sagement sous les pins et devant un mur de barils traditionnels de saké constituant une offrande au temple.

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Toujours des files d’attente pour acheter des omamori (petits sachets en tissu contenant une prière ou une inscription sacrée qui vous offre une protection selon ce que vous souhaitez) et des ema (planchettes en bois sur lesquelles on inscrit un souhait ou une prière et qu’on suspend sur un présentoir du temple concerné). Je n’ai pas pu m’approcher pour photographier ceux de ce temple.

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On accède au bâtiment principal, le Hongu, par un escalier assez raide. On a compté, il y a une soixantaine de marches (bon désolé, c’est approximatif mais aucun de nous ne se souvient précisément du nombre ! ah ah)

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Il est interdit de filmer et de photographier à l’intérieur. C’est vraiment très beau (oui c’est banal comme mot, mais c’est vrai). Ce jour-là, il s’y déroulait une cérémonie rassemblant des enfants et leurs familles qui faisait un peu penser à une première communion chez les catholiques (mais nous ne parviendrons pas à en savoir plus sur l’objet de cette cérémonie). Nous nous sommes éclipsés respectueusement pour les laisser tranquilles.

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Trois petites filles en tenues de cérémonie devant le temple

Dans le ciel, les buses de Kamakura tournoient au-dessus de nos têtes. Nous descendons par un petit escalier à l’écart de la foule et nous rencontrons un petit écureuil très joueur qui fera la joie des enfants pendant un long moment près d’un bassin rempli de carpes koi.

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On reste un petit moment assis aux abords du temple, mais le jour décline déjà et il faut vite se rendre au temple Hasedera dédié à la déesse bouddhique de la miséricorde Kannon situé sur les hauteurs de Kamakura.

 

3- Le temple Hase-dera

On retourne donc à la gare pour prendre cette fois la ligne Enoden (il faut payer le trajet, le JR Pass ne fonctionne pas sur cette ligne) à bord du joli petit train local de Kamakura.

 

L’entrée du temple est payante cette fois (300 yens/adulte et 100 yens/enfant). Il est relativement tard et l’avantage c’est qu’il y a moins de visiteurs, mais l’inconvénient c’est qu’on a peu de temps pour tout voir (encore une excuse pour revenir!).

On pénètre dans l’enceinte en traversant un joli jardin, avec des ponts et des bassins. On peut continuer pour visiter une grotte où sont entreposées des statuettes ou monter des escaliers pour accéder au temple.

 

 

Au premier pallier, on arrive devant un premier autel dédié à Kannon entouré de petites statuettes qui nous rappellent celles vues au Mont Misen à Miyajima et dont on aura enfin l’explication.

 

Il s’agit de statues de Jizo un bosatsu (« un saint ») protecteur des enfants. Dans la tradition bouddhiste, Jizo est chargé d’accompagner les morts et de les sauver des enfers. Les enfants partis trop tôt n’ont pas eu le temps d’accumuler des bonnes actions pour être sauvés de la souffrance des enfers. Les parents demandent alors à Jizo de les protéger pendant leur voyage, et couvrent les statuettes de bonnet ou d’un bavoir. Il y a aussi beaucoup de fleurs pour remercier Jizo.

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La légende raconte qu’il y a des siècles, un moine avait sculpté 2 statues de Kannon dans le bois d’un arbre sacré (un camphrier) dans la région de l’actuelle préfecture de Nara. L’une a été consacrée à Nara et l’autre a été jetée à la mer avec une prière pour le faire réapparaître et sauver les gens ailleurs. Quinze ans plus tard, la statue est réapparue sur une plage près de Kamakura où elle fut transportée et le temple Hasedera fut construit pour l’accueillir. La statue en bois de Kannon à 11 têtes ne peut pas être photographiée.

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Les ema (tablettes votives en bois à accrocher sur les présentoirs du temple) du Hase-dera représentant des enfants et des statuettes de jizo sont dédiés aux voeux de fécondité et aux remerciements à jizo.

 

 

Il est possible également d’écrire ses voeux à la déesse Kannon sur une coquille d’huître, car selon la légende, la statue de Kannon a dérivé pendant 15 ans dans la mer sur des coquilles d’huîtres.

 

 

Sur le grand deck situé à droite du temple, on peut bien sûr s’asseoir, se restaurer, bénéficier de la wifi gratuite et surtout avoir une magnifique vue sur Kamakura.

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C’est le moment de descendre vers la plage pour regarder le coucher du soleil avant de retourner prendre le train à la gare.

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Ainsi s’achève ce bel après-midi à Kamakura…

 

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